Rackam à la recherche d'un site de démonstration pour sa solution de désalinisation solaire

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L'entreprise de Sherbrooke est prête à développer une première vitrine de démonstration de désalinisation solaire actionnée par ses technologies de Concentration Solaire Parabolique (CSP). Elle recherche donc activement un site, des firmes d'ingénierie et des manufacturiers d'équipement qui seraient intéressés par cette nouvelle solution technologique. Plusieurs points expliquent cette démarche, notamment le fait que ce marché est très prometteur, que de plus en plus d'acteurs ont de grands besoins dans ce domaine et que des aides financières sont désormais accessibles pour développer un tel projet.

Le marché très prometteur de la désalinisation solaire

Les investissements mondiaux pour la désalinisation ont dépassé les 86 milliards entre 2010 et 2016 et on  prévoit qu'ils vont encore augmenter dans le futur. À titre d'exemple l'Arabie Saoudite va investir à elle seule 50 milliards d'euros dans le dessalement dans les 5 prochaines années. Les investissements dans ce secteur sont donc en train d'exploser et de grandes opportunités d'affaires sont actuellement présentes dans les pays du Maghreb, les pays du Golfe, en Afrique, en Asie et en Californie notamment. 

Qui a besoin de désalinisation?

Les municipalités 

Des pays ayant peu d'accès à des sources d'eau potable utilisent déjà massivement les techniques de désalinisation. Mais de plus en plus, les populations côtières de la planète sont exposées à des problèmes d'infiltration de sel dans leur puits, car les aquifères se dégradent : les quantités d'eau pompées dans les nappes phréatiques ne permettent pas la recharge naturelle et favorisent donc l'intrusion saline. 

L'eau douce devient donc de plus en plus rare : les techniques de désalinisation et de traitement des eaux deviennent ainsi de plus en plus indispensables pour les milieux côtiers, où vit la majorité de la population mondiale. Les municipalités vont donc de plus en plus investir dans ces procédés. On prévoit qu'entre 2016 et 2020, 58 milliards de dollars US vont être investis par les municipalités dans le marché des partenariats public privé (PPP) dans le domaine du dessalement et du traitement des eaux usées. Les municipalités sont de plus en plus pressées de devenir compétitives en fonction de leur budget dans le secteur de l'eau et elles adoptent donc les solutions et les services déjà éprouvés et efficaces du secteur privé dans ce domaine.

L'industrie

L'industrie pétrolière, l'industrie du gaz de schiste et les mines utilisent énormément d'eau pour leurs procédés et produisent en retour des millions de litres d'eau saumâtre chaque année. Le secteur de l'extraction d'hydrocarbures dit non-conventionnel utilise notamment beaucoup d'eau et génère en retour énormément d'eau salée dans son processus d'extraction. Cette eau est très souvent réinjectée dans des puits profonds, mais plusieurs de ceux-ci sont déjà très sollicités et atteignent maintenant leur limite.

Plusieurs régions ont limité les permis de réinjection d'eau saumâtre dans ces puits profonds et ceux-ci se font de plus en plus rares. Plusieurs méthodes de traitements des eaux produites (produced water) sont à l'étude, car elles ont le mérite de limiter le besoin en eau fraîche. Ces méthodes incluent entre autres les méthodes de traitements thermiques des eaux usées et saumâtres produites. Elles sont habituellement coûteuses, mais Rackam travaille désormais à rendre ces techniques de traitement des eaux usées accessibles grâce à du support en chaleur solaire.

Des problèmes semblables d'approvisionnement en eau fraîche surviennent également dans les grandes tours de refroidissement utilisées dans les bâtiments publics ou les grandes usines. Souvent, ces tours de refroidissement s'alimentent dans les lacs ou pompent l'eau de nappes phréatiques, mais la rareté de l'eau amène les états à limiter l'accès à ces ressources. Le traitement des eaux ou la désalinisation devient encore une fois la solution pour ces industries. Rackam travaille également à cette problématique en proposant des solutions de désalinisation solaire qui viennent en appui aux infrastructures existantes pour réduire les coûts de traitement d'eau provenant de la mer et limiter les besoins en eau potable.

Les milieux insulaires

Enfin, les îles se tournent également de plus en plus vers le dessalement et le traitement des eaux usées à partir d'énergie renouvelable. Les populations des îles font en effet face à un manque d'eau douce par rapport à leurs populations et étant donné le coût trop important de l'énergie qui est importée et des ressources disponibles et abondantes en énergie renouvelable, les milieux insulaires se tournent maintenant de plus en plus vers des solutions de désalinisation à base d'énergie renouvelable. Des résolutions internationales ainsi que des financements importants ont été engagés pour que les îles fassent un virage énergétique complet vers les énergies renouvelables à l'horizon de 2020.

Avec l'augmentation mondiale du coût des énergies fossiles et la baisse du coût des énergies solaires, le marché du dessalement et de traitement des eaux usées activé par l'énergie solaire se développera donc de façon considérable dans un futur proche. La technologie de dessalement et de traitement des eaux usées solaire que développe Rackam a donc un énorme potentiel d'affaires. 

Les aides financières possibles 

Actuellement, plusieurs aides financières sont disponibles pour une telle vitrine, dans l'optique d'une opportunité d'affaire avec l'entreprise canadienne Rackam.

- Créativité Québec: ce programme d'investissement Québec permet à des entreprises québécoises d'obtenir jusqu'à 5 millions pour développer un projet innovant.

- PICC: le Programme Innovation Construire au Canada a également été mis sur pied pour permettre à des entreprises canadiennes de développer des solutions innovantes. Le programme peut donc aider les entreprises sélectionnées avec une aide financière pouvant atteindre 1 million de dollars.

- CanExport: le programme CanExport permet de débourser pour certaines entreprises certains frais d'expert et de voyage dans le but de favoriser le commerce international canadien.

 La démonstration que Rackam propose 

Rackam offre des solutions de dessalement et de traitement des eaux solaire avec différents types de modules pouvant être installés en plusieurs combinaisons, et ce afin de maximiser la production de chaque projet. La solution de Rackam est donc très efficace pour des projets de petite et moyenne envergure, car elle peut être très personnalisée.

En effet, en plus des modules de procédés thermiques tels que le MED (multiple effect distillation) et le MSF (Multi Stage Flash), on pourrait aussi adjoindre un module RO (osmose inverse) pour accroitre encore plus l'efficacité du processus de traitement de l'eau. Cette combinaison unique permettrait d'obtenir un procédé permettant un zero liquid discharge (aucun résidu liquide) et donc de ne pas produire d'eau saumâtre concentrée en sortie de processus comme les usines de dessalement standard, mais bien un résidu solide de sel. Enfin pour diversifier la démonstration, un module de type Rankine pourrait aussi être ajouté pour permettre la production d'électricité avec le surplus d'énergie solaire.

De plus, dans la solution proposée par Rackam, le stockage de l'énergie thermique dans des cuves d'eau permet une grande flexibilité dans la taille des unités de production : même une fois le soleil couché ou avec un ensoleillement moindre, l'énergie thermique accumulée dans les cuves permet de continuer de traiter les eaux usées en continu, ce qui permet de diminuer la taille des installations.

À titre d'exemple une installation de concentration solaire de puissance nominale de 2MW munie d'une unité de MED et de 8 heures de stockage thermique (situé dans des cuves d'eau) pourrait produire jusqu'à 200 m3 d'eau potable par jour dans une région montrant une ressource solaire de 2000kWh/m2/année.  La surface totale des capteurs serait d'environ 4500 m2. L'installation comprendrait les panneaux de concentration solaire de Rackam, le procédé MED et l'unité de stockage.

Ce type de projet pourrait représenter une excellente opportunité de démonstration qui serait admissible à différents types de financement. L'eau traitée pourrait être réutilisée pour la consommation humaine, pour l'agriculture ou pour des procédés industriels selon le projet. 

Où réaliser cette démonstration?

En plus de pouvoir réaliser cette vitrine au Canada, Rackam a déjà des contacts avec de potentiels clients au Maroc, en Afrique du Sud, aux États-Unis et dans des milieux insulaires. Le site de la vitrine pourrait donc se retrouver dans l'une ou l'autre de ces régions géographiques ou toute autre zone pertinente. 

Pour plus d'information :

Jacques-Alexandre Fortin, VP et directeur des ventes, Rackam.  819-846-1808 poste 1,  info@rackam.com